22/07/2017

Histoire de Rustiques : l'eau a longtemps été un problème dans notre village

La vie autrefois

La païchère. Le ruisseau de la Chapelle coulait parfois jusqu'à la mi juin. Pour les lavandières, il fallait aller ensuite au canal du midi à 2 Km

En consultant les archives de la commune et en particulier les délibérations du conseil municipal, on retrouve ce qu'était la vie à Rustiques et dans notre canton autrefois :

20-05-1900 : Election du maire. Au premier tour de scrutin : votants 10 bulletin nul 1 à obtenu M. D'hélie Joseph 9 voix Élection de l'adjoint ont obtenu : Vidal Jean 5 voix, Sire Jules 3 voix, Escande Bernard 1 voix Vidal Jean a été élu adjoint au maire.

04-11-1900 : Canal du midi location d'un lavoir à St Julia. Revenant sur la question de la location d'un lavoir au canal du midi le conseil décide de conserver 8 bancs de lavage au lieu de 10 au prix de 6 francs l'un.

07-06-1903 : M. le maire expose que, dans l'intérêt de la conservations des propriétés rurales aussi bien que particulières il serait nécessaire d'avoir un garde champêtre pour la commune.

09-10-1904 : M. le maire soumet au conseil le projet dressé par M. Noguier à la date du 22 septembre dernier pour recherche d'eau : construction d'un puits de captation. Il dit que la dépense à faire est évaluée à 1500 fr.

11-12-1904 : M. le maire soumet au conseil une délibération du CM de Laure demandant à la Cie du Midi, la création d'un service de correspondance du chemin de fer de Trèbes à Laure, service qui desservirait en même temps les communes de Rustiques, Badens et Aiguers-Vives. Le conseil considérant que la population des 4 communes justifiées est de 2 783 habitants qu'elle appartient à une région viticole produisant d'après les dernières statistiques 15 000 Hl de vin, donne pouvoir à M. le maire de s'entendre avec les municipalités intéressées.

Le 11-12-1904: Avis favorable du conseil municipal sur le projet de création d'un service de correspondance du chemin de fer de Trèbes à Laure. Cette diligence desservira en même temps les communes de Rustiques, Badens et Aigues-Vives

18-12-1904 : Le CM après réflexion a décidé de faire figurer sur la liste d'assistance médicale gratuite pour l'année 1905 les personnes ci-dessous (suivent les noms de 17 personnes allant de 27 à 73 ans).La présent liste a été dressée conformément à la loi du 15-07-1893 par la commission communale du bureau de bienfaisance.

La vie autrefois

Rustiques en 1900: A gauche la cave de l'ancien négociant Louis Ric (aujourd'hui propriété de Marc Dezarnaud) n'existait pas

La vie autrefois

Rustiques en 1950, (coté horloge)

 

 

23/10/2016

Travail délicat à l'horloge

IMG_8715.JPGDans les délibérations du conseil municipal on trouve trace d'une première horloge en 1841. celle-ci était fixée sur la façade d'une IMG_8717.JPGmaison. Dans le budget de la commune, il était prévu cette année là, 12 francs annuels pour la personne chargée de remonter l'horloge.

La tour de l'horloge actuelle a été construite en 1897. Plus haute que la plupart des toitures des maisons du village, elle permettait aux paysans de savoir l'heure quand ils travaillaient aux alentours du village.

Depuis quelques années le système de fonctionnement a été numérisé, mais les cadrans comme le mécanisme, sont toujours d'époque. Ces jours-ci il a fallu réparer le cadran situé coté sud. Après sa réparation dans un atelier spécialisé il a fallu remettre le cadran en place ce qui a nécessité un travail délicat pour l'ouvrier qui en avait la charge.

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15/08/2016

En 1887 le conseil municipal décide qu'il y aura une 2 ème messe le dimanche

En consultant les archives du conseil municipal, on peut revivre la vie du village telle quelle était il y a un siècle et demi.

13-02-1887 : M. le maire a exposé au conseil municipal que la commune de Rustiques est la seule du canton qui fut dépourvue de bibliothèque scolaire et que dans l'intérêt de l'instruction il serait bon d'en créer une. Il leur a aussi démontré que dans l'intérêt de la santé des enfants il serait bon d'acheter un calorifère pour l'école. Le conseil municipal oui l'exposé de M. le maire considère que la création d''une bibliothèque serait très utile pour l'instruction des jeunes gens qui quittent l'école et qu'un calorifère est urgent dans l'intérêt de la santé des enfants.

2013-1 l'église.jpgLe conseil municipal vu le vœu d'un grand nombre d'habitants de la commune tendant à obtenir une deuxième messe le dimanche, considérant que ce vœu lui paraît suffisamment justifié par ce fait que pour la population laborieuse le dimanche est le jour ordinaire de déplacement soit pour se rendre à la ville, soit dans d'autres localités qui en second lieu la plupart désireraient avoir la faculté d'un plus grand nombre d'heures consécutives de travail le conseil municipal entendant respecter la liberté de conscience et ne voulant en rien entraver les pratiques religieuses des fidèles, décide qu'il sera inscrit au budget une somme de 200 fr pour une deuxième messe le dimanche.

24-06-1888 : M. le maire donne connaissance à l’assemblée du conseil de fabrique tendant à ce qu'il soit pourvu par la commune à la construction de la voûte de l'église au moyen des ressources communales et en même temps il leur présente les plans et devis estimatif dressés par un homme de l'art . Le conseil municipal considérant que le projet présenté répond à un besoin réel, que les travaux sont devenus indispensables par suite de l'insalubrité de l'édifice actuel et que les ressources de la fabrique ne permettent pas de subvenir à cette dépense. Le conseil municipal s'informe et constate par lui même la grande nécessité de la réparation demandée indispensable puisque l'hiver dernier il a fallu à différentes reprises enlever des amas de neige de l'intérieur de l'église.

04-11-1900 : Canal du midi location d'un lavoir à St Julia. Revenant sur la question de la location d'un lavoir au canal du midi le conseil décide de conserver 8 bancs de lavage au lieu de 10 au prix de 6 francs l'un.

07-06-1903 : M. le maire expose que, dans l'intérêt de la conservations des propriétés rurales aussi bien que particulières il serait nécessaire d'avoir un garde champêtre pour la commune.

09-10-1904 : M. le maire soumet au conseil le projet dressé par M. Noguier à la date du 22 septembre dernier pour recherche d'eau : construction d'un puits de captation. Il dit que la dépense à faire est évaluée à 1500 fr.

1964-1  l'église.JPG

L'église en 1964

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La voute de l'église a été refaite en 1888

 

 

 

24/07/2016

En 1883 un terrible fléau menace la commune...

En consultant les archives du conseil municipal, on peut revivre la vie du village telle quelle était il y a un siècle et demi.

05-03-1882 : Suite à la demande du conseil municipal de Laure le conseil municipal de Rustiques est favorable à la création de deux nouvelles foires qui se tiendront à Laure les 12 janvier et 28 août de chaque année.

21-05-1882 : M. le maire donne lecture de l'article 5 de la loi du 28-05-1882 ainsi conçue : « une commission municipale scolaire est instituée dans chaque commune pour surveiller et encourager la fréquentation des écoles, elle est composée du maire président, d'un des délégués du canton désigné par l'inspecteur de l'académie de membres désignés par le conseil municipal (3 personnes). Sont désignés : M. le curé 9 voix, Clergue Auguste 9 voix et Durant François 9 voix. (D’où l'importance du curé dans l'administration de la commune).

21-02-1883 : Une enquête est faite par l'association pour la destruction du phylloxéra. Le conseil municipal donne un avis favorable sur cette enquête.

14-08-1883 : Le maire a soumis au conseil municipal toutes les pièces du dossier relatif au projet d'élargissement du chemin N° 6 (aujourd'hui D 206) entre la limite de la commune de Trèbes et le chemin d'intérêt communal N° 35 ter sur une longueur de 1471 m.

A propos de la sécheresse le maire dit : « vous savez tous aussi bien que moi que la commune souffre depuis quelques temps déjà du manque d'eau, que si des mesures promptes ne sont pas prises, dans un délai malheureusement trop proche il n'y en aura pas même pour les besoins les plus indispensable des ménages. Étant chargé des intérêts de la population, il est de notre devoir de veiller à ce que pareil état de chose n'arrive. Je n'ai pas besoin de vous faire connaître les inconvénients qu'il en résulterait. En conséquence je vous engage à réfléchir mûrement pour trouver et mettre en exécution immédiatement les moyens les plus efficaces pour éviter le fléau qui nous menace. Reconnaissant que ce que vient de dire M. le président est de la plus exacte vérité, considérant que la pompe principale désignée sous le nom de grande pompe a toujours fourni de l'eau en abondance, que si actuellement elle est à sec cela dépend non seulement de la grande sécheresse mais principalement du besoin de nettoyage et décide à l'unanimité de faire nettoyer et recreuser le puits de la grande pompe de deux mètres. Le conseil municipal vote un emprunt de 1 000 fr, cette somme sera prêtée par M. Escande Bernard et Salvagnac Jacques tous deux propriétaires. Le devis pour cette réparation s'élève à 2 000 fr.

En 1886 le ruisseau de La Chapelle (qui n'est pas encore cimenté, ni dévié), est considéré comme insalubre le conseil municipal considérant que les moyens de salubrité publique sont les plus urgents, qu'il est constant que le ruisseau de la Chapelle qui sert de déversoir au trop plein de la fontaine publique est un foyer d'infection, considérant que les fonds destinés à faire face à cette réparation sont votés et encaissés depuis 3 ans invite M. le maire à faire procéder à la dite réparation d'urgence dans un délai de un mois.

aqueduc au passage du ruisseau.JPG

Le ruisseau de la Chapelle traversait le chemin N° 6 ici sous un petit aqueduc

l'abreuvoir municipal était à droite.JPG

Il longeait les maisons ici à gauche. La grande pompe était à droite (platane)

pont construit en 1913, refait en 1950.JPG

Le ruisseau a été dévié derrière le presbytère et le pont construit en 1913. Il sera refait en 1952.

 

 

 

05/04/2016

Les cahiers d'école de Firmin Escande ont presque 100 ans

Firmin Escande fréquentait l'école de Rustiques il y a 100 ans. Celle-ci était située dans le bâtiment qui est la mairie actuelle.il n'y avait qu 'une classe mixte avec une quarantaine d'écoliers.

DSCN5046.JPGC'est un peu par hasard, il y a quelques années, qu'un ancien rustiquois José Godoy a sauvé de la déchetterie une vingtaine de cahiers d'école datant de 1924 à 1926. Il les a donné à l'association du patrimoine de Rustiques qui les conserve précieusement au musée Jean Nicloux. La plupart de ces cahiers sont de Firmin Escande, mais également de Oswald Boisson et Paul Rigail. Avec eux on trouve le registre matricule de l'école dans lequel sont inscrits, avec des annotations, tous les enfants ayant fréquentés celle-ci de 1890 à 1930.

Mardi Henri Ruffel, le président de l'association du patrimoine recevait les descendants de Firmin Escande, son fils Francis aujourd'hui retraité dans le Gers et sa petite fille Géraldine, professeur des écoles en Bretagne. C'est avec beaucoup d'émotions qu'ils ont consulté les cahiers d'école de leur aïeul, qui au vu de ceux-ci était un élève sérieux et appliqué . C'est un peu de la vie de Rustiques autrefois que l'on découvre dans ces cahiers, et quel plaisir de retrouver l'écriture à la plume sergent major avec les pleins et les déliés, les leçons de morale, les cartes de géographie, les dessins etc .

Découverte surprenante, dans le cahier de Firmin Escande on peut lire un texte qui a été lu le 11 mars 1923 DSCN5043.JPGpar les écoliers, à l'occasion de l'inauguration du monument aux morts de Rustiques

En voici les deux dernières strophes :

Dormez ! Vous dont la mort égalise les grades,

Sous une croix...Au pied d'un arbre, au bord des flots

Dormez… et conservez sans fin mes camarades

L'azur de votre ciel au fond de vos yeux clos.

La Lumière descend sur le soldat qui tombe.

Paix et lumières a ceux qui sont morts en vainqueur

Que la patrie en deuil, se penche sur leur tombe

Et, que leur souvenir soit une flamme au cœur.

DSCN5044.JPG

Francis, le fils et Géraldine la petite fille, consultent avec Henri Ruffel, les cahiers de Firmin Escande

09/03/2016

Une première, Rustiques franchi le cap des 500 habitants

Au cours du dernier recensement qui a eu lieu cette année, la population de la commune est de 509 habitants.

Comment a évolué la population dans notre village au cours du siècle dernier ?

En 1990 il était recensé 301 hab. On pourrait penser qu'en un siècle il n'y avait eu guère d'évolution puisque le recensement de 1881 donnait 313 hab. Or comme on va le voir, il y a eu des fluctuations assez importantes. En 1891, soit dix ans plus tard il n'y avait plus que 264 hab. Au cours des recensements suivants le nombre 1950-1.jpgd'habitants va augmenter de façon régulière pour atteindre les 357 hab en 1931. Pendant ce même laps de temps la population à augmenté dans le canton (9.241 en 1891; 11.048 en 1931) alors qu'elle baisse nettement dans le département (317.372 en 1891; 296.880 en 1931) Ce qui est surprenant et nous n'avons pu avoir d'explication, c'est que le village va perdre 101 hab en 23 ans (30 %) puisque le recensement de 1954 ne comptabilise plus que 256 habitants. La guerre et les années après guerre ont été des années difficiles. Il y a eu des années de sécheresse avec de piètres récoltes. Y a t' il eu une migration des ouvriers agricoles ?

Ensuite on ne constatera guère d'évolution la population variant toujours aux alentours de 230-250 habitants. Il faudra attendre les années 80 pour voir celle ci évoluer avec la construction des premiers lotissements. C'est la municipalité de Francis Mourlan qui a lancé le mouvement en 1978 en projetant le lotissement St Jean. Alors que la promesse de vente du terrain était conclue, et les plans exécutés, le projet est resté dans un tiroir, le nombre d'acheteur potentiel étant insuffisant. C'est son successeur Jean Greffier qui reprendra le projet avec succès. Ensuite la municipalité de Charles Mourlan réalisera 6 petits lotissements au nord du village, ce qui maintiendra un effectif stable à l'école du village.

Celle-ci risque pourrait être menacée dans quelques années, fort heureusement un particulier projette de construire un nouveau lotissement d'une quinzaine de lots dans les jours à venir.

1948-1 le château.jpg

Rustiques en 1948, toutes les vignes à l'arrière plan sont aujourd'hui des lotissements

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1980, le premier lotissement se dessine

 

 

17/01/2016

Les animaux de mon enfance

Carbonnel Jacques 2015.pngJacques Carbonnel, ancien professeur, est un poète occitan, qui a vécu son enfance à Rustiques au domaine de Canet. Voici un de ses très beau texte traduit de l'occitan :

J'ai vécu une partie de mon enfance , de 1940 à 1951, au domaine de canet à Rustiques. A cette époque la , il y avait beaucoup d'animaux, lapins, poules, canards, pigeons, brebis, chèvres, cochons, chevaux, chiens, chats. Il n'y avait pas que les animaux domestiques. Comme partout ailleurs on rencontrait aussi des rats, des souris, de gros lézards verts, des couleuvres, des écureuils, des perdraux, des lièvres et toutes sortes d'oiseaux.

Les bêtes m'attiraient, j'aimai les soigner, les toucher, les sentir.

Je passais les jeudis, les dimanches et les vacances à m'occuper d'elles, quand j'avais fait mes devoirs.

Je commençais le matin par donner du grain aux poules et je portais leur ration aux cochons. Ensuite j'allais traire les deux chèvres. Cela me prenait plus d'une heure.

Il fallait défumer les deux cochons qui avaient sali toute la paille mise la veille. La soue n'était pas loin du tas de fumier et je maniai la fourche gaillardement à l'époque. Ils mangeaient un plein seau à vendange d'une patée ou ma mère avait mis toutes les épluchures de légumes, le pain de reste et quelques pommes de 1950 domaine de Canet.jpgterre pas très belles cuites ou crues. Je mélangeais grossièrement tout cela avec de l'eau chaude l'hiver et froide l'été. J'ajoutais deux ou trois poignées de farine d'orge ou d'avoine. Un mois avant de les assassiner nous leur donnions un litre de maïs à midi pour avoir un peu de gras dans les jambons.

Pour traire les chèvres je les faisais monter sur une murette de la bergerie et ainsi je n'avais pas à plier le dos.

Nous avions trente à quarante poules et quelques coqs qui chantaient de bonne heure le matin et parfois tard le soir avant d'aller se coucher à coté des poules qui leur avaient gardé ou non une place. Ces chants dépendaient du soleil. Je leur donnais de l'avoine, de l'orge, du blé selon les instructions de ma mère, je nettoyais les abreuvoirs, je récoltais les œufs et je regardais si tout allais bien, en particulier si aucun petit pigeon n'était tombé du pigeonnier car elles les dévoraient goulument.

Je m'occupais aussi des jeunes poulets et des petits poussins quand ils venaient de naître.

Qu'ils étaient jolis, jaunes ou noirs !

Parfois il y en avait un « cou nu » et j'allais vite le montrer à ma mère étonnée. D'où vient'il celui-là ? Disait'elle en ma regardant. Elle me soupçonnait d'avoir mis un œuf de « cou pelé » sous la « glousse ».

Ensuite nous prenions un grand sac avec mon frère, et nous allions chercher de ,'herbe pour les lapins. L'hiver nous ramassions des pissenlits, des chicorées sauvages, du ray-gras, de la rouquette blanche dans les vignes pas encore labourées, avec un gros couteau. L'été il n'y avait plus d'herbe et il ne fallait plus aller dans les vignes qui étaient sulfatées….. Alors nous coupions des branches d'amandier, d'acacia ou de saule et les lapins se régalaient. Ils rongeaient jusqu'au bois toutes ces branches qui ressemblaient à des squelettes d'animaux inconnus.

L'après-midi j'allais retrouver le berger qui marchait sur les collines entourant la métairie où se trouvait l'herbe qui plaisait aux brebis. Elles mangeaient tout ce quelles trouvaient, feuilles, brindilles, fruits, fleurs et quand elles avaient encore faim, pour se remplir la panse, elles broutaient l'herbe sèche qu'elles avaient laissé la veille. Elles n'étaient pas bien grasse parce qu'il y avait souvent la sècheresse dans les années 1940.

1950 Canet le poulailler.jpgNous gardions le foin et le fourrage pour les chevaux. Alors quand elles rentraient le soir, si elles pouvaient échapper au berger et au chien, elles se ruaient dans une vigne ou un jardin et elles raclaient tout.

Les animaux que j'aimais le plus étaient les chevaux. Quand je rentrais dans l'écurie, le soir, ils venaient de boire, ils mangeaient leur avoine, ils avaient de la paille fraîche jusqu'aux genoux, seules leurs queux remuaient , on n'entendait que le bruit des chaines et des mâchoires. Je m'arrêtais au milieu et je les regardais comme si je ne les avais jamais vu. Chaque fois j'étais ému sans savoir d'où venait cette émotion qui me donnait la chair de poule. De leur beauté, de leur force tranquille, de leur reconnaissance ?

J'aimais voir travailler ces chevaux, quand ils labouraient avec le brabant, quand ils tiraient une charrette chargée dans une forte pente, quand ils moissonnaient avec la grosse moissonneuse et qu'il fallait en atteler trois de front.

J'aimais ces moments où les hommes et les bêtes s’excitaient pour vaincre toutes ces difficultés. Quand ils s'en sortaient les hommes leur tapotaient vigoureusement la joue, la cuisse ou le cou.

.Les chiens me plaisent quand ils travaillent, quand ils gardent les brebis, les vaches ou la maison, quand ils chassent. C'est un plaisir de les voir et de les entendre quand ils poursuivent un lièvre.

Je n'aime pas les animaux de compagnie, surtout quand ils vivent dans un appartement. Quand on les promène, souvent attachés, ils s'emmerdent autant que leur patron qui les soigne comme s'ils étaient des poupons….

« Il faut aimer les animaux disait grand-mère, mais il ne faut pas les confondre avec les chrétiens ». Je suis d'accord avec elle.

Jacques Carbonnel poète occitan

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29/10/2015

Les fêtes des vendanges d'antan

 

Un beau livre très bien illustré, vient de paraître : La petite histoire de nos fêtes en France, écrit par Marie-Odile Mergnac. On y retrouve les diverses fêtes religieuses, mais aussi toutes les fêtes populaires tels que la fin des moissons,la saint Jean, les bals du 14 juillet etc. A l'occasion des fêtes de vendanges, le livre est illustré par quelques photos de vendanges à Rustiques, dans les années 1960.

 

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