19/10/2017

La belle époque des chevaux

Il y avait après la guerre dans les années 1945-1950, une cinquantaine de chevaux de trait dans la commune. Le cheval était alors le serviteur indispensable du viticulteur. Chaque petit propriétaire avait le sien tandis qu'il y en avait 9 à la propriété du château, 6 à Canet, 5 ou 6 au domaine de Cordes, 2 au domaine de St Jean ainsi 1952 avec Nicolas et Coquet.jpgqu'à la Commanderie.

Avant l'apparition des tracteurs le cheval était indispensable, Cependant Il avait bien fallu s'en passer pendant la guerre. Veille des vendanges, en septembre 1939, un commandant était venu réquisitionner presque tous les chevaux du village. Mr Castel André privé de ses quatre percherons avait du aller acheter une paire de bœufs à Alairac. Modification de l'attelage et tuti quanti... il avait bien fallu s'adapter!

                        Nicolas, Mignon et Francis en 1952

La guerre finie les écuries s'étaient remplies peu à peu. On allait acheter les chevaux chez les maquignons de la région: Sentenac à Trèbes, Roux à Carcassonne. Dans les écuries , le nom de chaque cheval figurait au dessus de son box (Coquet, Mignon, Bijou, etc). Très tôt le matin, le ramonet faisait tomber le fourrage dans les râteliers; ensuite vers 7 H les attelages traversaient le village se dirigeant vers vignes et champs.

Si généralement un cheval suffisait pour les petits travaux (sulfatage, passage du cultivateur) il fallait en atteler quatre pour faire un labourage en profondeur (défonçage); Pour les vendanges, deux chevaux attelés tiraient une charrette de 20 comportes de 80 Kg. Rapidement dressé, le cheval de trait qui pesait environ 900 Kg était le compagnon idéal pour le viticulteur.

1964-1  Jean Canal.jpg

vendanges  1964 Jean Canal et le dernier cheval de trait du village

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