08/08/2017

En 1908, la commune en difficulté financière refuse le téléphone

En consultant les archives de la commune on retrouve ce qu'était la vie à Rustiques autrefois :

1904 : La commune construit un lavoir public sur le ruisseau de La Chapelle

30-07-1905 : M ; le maire place sous les yeux du conseil une soumission, par laquelle M. Bernard Alexandre entrepreneur de travaux publics à Carcassonne s'engage à faire les travaux nécessaires pour le creusement et la construction du puits de captation dans les conditions indiquées sur le projet.

1906 : plantation des platanes sur le chemin N° 6 et derrière le château. (Les platanes ont aujourd'hui 111 ans et sont en bonne santé.)

Le 10-06-1906: Allocations allouées au ministre du culte: Fargues Hector curé de Rustiques âgé de moins abbé Fargues.JPGde 45 ans révolus, qui a rempli pendant plus de dix ans des fonctions ecclésiastiques rémunérées par la commune, (soit 200 francs annuel). M. Fargues Hector était le dernier curé du village et habitait le presbytère.

1906 : Le budget de la commune s'élève à 7 339 francs avec un déficit de 2 699 fr.

Le 20-01-1907: Le nouveau garde champêtre a en charge le nettoyage des rues, le curage du ruisseau et du lavoir public et l'allumage des réverbères.

photo marcelle téléphone.jpgLe 07-06-1907: achat d'un revolver pour le garde champêtre.

29-08-1908 : Le conseil municipal refuse que la commune soit rattachée au téléphone considérant que la commune se trouvant à une distance de 3 Km entre Trèbes et Badens, localités pourvues chacune d'un téléphone et d'un télégraphe entraînerait une dépense qui serait très onéreuse pour la commune dont la situation financière est loin d'être prospère surtout avec la crise viticole qui sévit actuellement. (le village sera raccordé au téléphone en 1922)

Dans le années 1930, c'est Marcelle Sire qui tenait la cabine téléphonique municipale, un local d'une dizaine de m2 accolé à la mairie coté nord.

Elle recevait les coups de téléphone de l'extérieur et les dirigeaient vers les 3 ou 4 abonnés concernés (et inversement). Un travail assez languissant, heureusement elle avait de quoi lire et Monsieur Bernard qui possédait le premier poste de radio du village l'appelait régulièrement: "Marcelle écoute cette chanson... et Marcelle écoutait ainsi chanter Berthe Silva au téléphone.

Marcelle épousera ensuite Charles Mourlan  (père), elle nous a quittés à 1990, 10 ans après son époux.

 

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