30/07/2014

Les artisans du domaine de Canet dans les années 50

 

Le domaine viticole de Canet employait beaucoup de personnels mais aussi de nombreux artisans locaux dans les années 1940-1960. Le maréchal ferrant s'appelait Joseph Campet et habitait Badens. Il y avait au domaine 6 à 7 chevaux et il fallait les ferrer au moins une fois par an, le plus souvent avant les vendanges.

L'homme à tout faire

Joseph Campet était aussi ajusteur, soudeur, plombier, mécanicien et inventeur.. Il avait fabriqué des patrimoinetrainoirs pour les charrues, refait les vérandas du château et surtout entretenait le moulin à vent et intervenait quand il y avait des difficultés de pompage. Et Dieu sait s'il y en avait ! Combien d'heures le maréchal ferrant a t'il passé devant l'énorme piston actionné par le vent. Pour l'esthétique le moulin avait été bâti dans le parc du château et il devait aspirer l'eau du puit profond de 8 mètres et distant de 50 m. L'aspiration était trop difficile pour ce pauvre moulin. Il fallait toute l'ingéniosité de Joseph Campet pour relancer cette machine...en attendant la panne suivante. Ce maréchal ferrant était un homme très jovial qui aimait beaucoup plaisanter. Devant son atelier sur la petite place de Badens, à toute heure de la journée, il y avait les habituels badauds qui venaient entretenir la conversation en écoutant ses blagues et en le regardant travailler.

camion benne et parfois autobus !

Le maçon s'appelait Charles Mourlan et habitait Rustiques. Combien de fois est'il venu au domaine avec son camion Renault bleu : construire les porchères, refaire le toit du château qui à l'origine était une patrimoineterrasse, bâtir des cuves à vin, recreuser le puits et même élaguer l'allée de platanes. Il arrivait qu'à l'occasion des vendanges le régisseur Louis Carbonnel lui demande d'aller chercher avec son camion benne les vendangeurs en gare de Carcassonne.

M. Chaluleau était le bourrelier de Trèbes, il réparait les harnais des chevaux, c'était un entretien régulier qui représentait chaque an un sérieux budget.

Le tonnelier venait chaque année avant les vendanges réparer les comportes et toute la futaille. Le détartreur venait régulièrement détartrer les foudres. Ceux-ci demandaient une surveillance accrue car il fallait constamment maintenir le niveau de vin et il fallait pour l'ensemble de la cave 50 hl par an (un sacrifice compensé par la qualité du vin qui en résultait). Les foudres étaient de capacités différentes (60 hl pour le plus petit réservé au grenache à 350 hl pour les plus grands. La cave à cette époque là était en terre battue afin de maintenir la fraîcheur à l'intérieur. Petit à petit les foudres ont fait place aux cuves à vin en béton et aujourd'hui aux cuves en inox. Certains foudres ont été démontés sur place. Les deux derniers ont quitté Canet sur des camions en 1962.  (source Francis Carbonnel)

patrimoine

Les deux derniers foudres quittent Canet en 1962

 

patrimoine

La même année, l'entreprise Mourlan coule les 2 dernières cuves en béton

De H en B et de G à D: J. Medal, G. Miravette, A. Ravanello, J. Garcia, CH Mourlan,

X, F. Castillou, A. Canal, J L Maurel, CL Expert.

 

 

 

 

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