16/05/2015

L'électricité de 1911 à aujourd'hui

 

Il est procédé ces jours-ci à un renforcement du réseau électrique et à une mise en souterrain au quartier de la route de Laure. Cela va permettre de supprimer ^plusieurs pylônes installés le long de cette route. C'est la continuation de la mise en génoise dans le vieux village ou de la mise en souterrainDSCN1463.JPG ailleurs.

L'électricité est arrivé dans notre village en 1911 grâce au financement de l'état, le réseau de distribution dans le village a été à la charge de la municipalité et chaque habitant qui souhaitait avoir ce service devait payer son raccordement et son installation. Les habitants qui ne se sont pas raccordés la première année, soit pour des raisons financières, mais aussi parce qu'ils avaient peur que ça leur « foute le feu à la maison » et ils avaient davantage confiance à la lampe à pétrole qu'ils utilisaient depuis toujours.

A cette époque là il n'y avait que le courant de nuit qui fonctionnait de la tombée du jour à 22 H pour les particuliers, et jusqu'à minuit pour les limonadiers (les trois cafés du village). Le compteur n'existait pas, les abonnements étaient à forfait, il correspondait à une utilisation de 1456 H pour les particuliers et 2186 H pour les limonadiers.

En 1925, la municipalité demande à la Société Méridionale de Force, l'installation du courant de jour, la modification du réseau coûtera 3 000 anciens francs à la municipalité.

DSCN1459.JPGEn 1929 on a électrifié les fermes et les hameaux : Cordes, Canet et St Jean. Si le dernier hameau route de Laure, l'Alcazar situé à 400 m du village n'a eu l'électricité qu'en 1948, ce n'est pas la faute de la municipalité en place à cette époque là, il faut savoir que celle-ci, qui était subventionné prenait en charge le réseau, laissant au propriétaire le choix d'en faire la demande et de prendre en charge le raccordement. On voit là que toutes les mentalités n'étaient pas préparés à une telle évolution. Les anciens propriétaires de l'Alcazar n'existent plus depuis longtemps, ce petit hameau qui était un écart est aujourd’hui bien intégré dans le village qui l'a englobé en s'agrandissant.

Quelques habitants se sont contentés du courant de nuit jusqu'en 1948, date ou le conseil municipal a décidé de le supprimer, et a fait installer la même année le courant 220/125 volts, qui allait être très vite utile dans les caves viticoles pour faire tourner pompes et fouloir.

Fin des abonnements à forfait en 1953, EDF installe les premiers compteurs.

 

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14/05/2015

Le Bataillon Minervois est entré au musée

musée

 

A l'occasion de la commémoration de l'armistice, la municipalité a inauguré au musée Jean Nicloux, une muséevitrine dédiée au Bataillon Minervois. Le maire Charles Mourlan et le président des anciens du Bataillon Minervois ont coupé le ruban symbolique devant de très nombreux rustiquois.

Il fallait bien un musée pour rendre hommage à ces 350 jeunes hommes du Minervois qui se sont engagés, en août 1944, laissant leurs parents, fiancés, et parfois enfants, pour combattre les allemands, traversant à pied et souvent dans le froid et la neige l'Allemagne de l'Alsace à Berlin. Ils peuvent être fiers d'avoir participé à la fin de cette guerre qui a été une immonde barbarie.

Le Bataillon Minervois est né dans les trois châteaux de Rustiques, Septsérous et Canet et il faut remercier le maire de Rustiques qui s'est battu pour que ce musée ait sa place dans notre village. Les descendants de ces valeureux muséesoldats seront heureux de s'y retrouver et s'y recueillir.

Grâce à Claude Subreville l'auteur du livre retraçant cette épopée et à Henri Ruffel le président de l'association on retrouve dans le musée toute l'histoire de cette épopée à travers l'Allemagne avec des anecdotes et faits de guerre. Henri Miquel le président des anciens du Bataillon Minervois a confié à ce musée plusieurs objets personnels qu'il détenait en souvenir de sa participation et il demande à ses camarades et à leurs familles d'en faire de même.

Le remarquable livre de Claude Subreville sur le bataillon Minervois richement illustré de photos et documents vient d'être réédité on peut se le procurer à la Mairie de Rustiques. Prix 13 € (tél : 04 68 78 63 84)

 

musée

 

 

 

 

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10/05/2015

Commémoration du 8 mai 1945

 

C'est en voiture que la population rustiquoise a rejoint la stèle du Bataillon Minervois située près de Canet DSCN2860.JPGafin de participer à la commémoration du 8 mai 1945. Agés de 90 ans, ils étaient trois anciens engagés volontaires qui venaient rendre hommage cette année à leurs frères d'armes, contre cinq l'année dernière.

M. le maire et M. Henri Miquel, président des anciens de ce bataillon ont déposé une gerbe au pied du monument. Après la lecture du manifeste, la sonnerie aux morts et la Marseillaise, les participants ont écouté avec beaucoup d'émotion M. Henri Miquel leur raconter une anecdote de la guerre comme il le fait chaque année : « Nous escortions des prisonniers allemands, au cours d'une pause j'avais DSCN2870.JPGdevant moi une ambulance, portes ouvertes, pleine de cadavres et de blessés, il y en avait un qui tendait la main. Moi j'avais 18 ans, j'étais un combattant, dans cette ambulance je ne voyais que des allemands. Une infirmière vient à moi et me prend la gourde que j'avais à la ceinture pour donner à boire aux blessés, quand elle revient elle me dit : tu vois, toi tu es un homme, un combattant, un guerrier qui se bat pour que les hommes retrouvent la liberté et dans cette ambulance tu ne vois que des allemands, moi je suis une femme, une infirmière, et dans cette ambulance je vois avant tout des hommes et je me bat pour que ces hommes restent en vie. »

Des anecdotes comme celle-ci,'on peut les lire dans une vitrine du musée qui a été inauguré à la suite de cette cérémonie (à lire dans un prochain article).

Un apéritif a été offert par la municipalité au foyer municipal, puis un repas réunissaient les participants à la Maison du parc. Les personnes âgées étaient gracieusement invitées.

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23/04/2015

Le lien de la web chroniques de Rustiques

 

Si vous avez un soucis pour ouvrir la web chroniques du village. Faites un copier/coller du lien et mettez le sur la barre d'outil Google ou autre et ça fonctionne.

Ensuite gardez le dans vos favoris pour suivre les événements de Rustiques.

         http://www.lindependant.fr/aude/rustiques/

20/04/2015

Trois nouveaux logements au presbytère grâce au préfet officiant en 1847

 

Le samedi 25 avril de 10 H à 12 H, ce sera une journée portes ouvertes à l'ancien presbytère. Les rustiquois pourront découvrir les trois nouveaux logements qui viennent d'être rénovés par la municipalité.Trois entreprises locales ont travaillé sur ce chantier, l'entreprise Ferrisi (planchers, placo), 31-1  2011 aménag log presbytère.jpgl'entreprise Piton (électricité, chauffage) et l'entreprise Charles Garcia (plomberie-sanitaire).Les travaux de peintures et finitions ont été réalisés par les employés communaux.

Deux logements restent à louer: un T3 au 1 er étage (2 chambres) , 60 m2, prix 450 €  et  un T2 au 2 ème étage (une chambre), 60 m2, prix 420 €

Le presbytère avait été construit en 1847 par M. Cau Guillaume maçon, tailleur de pierre à Carcassonne, pour la somme de 4 567 anciens francs. Auparavant le presbytère était situé et loué par la mairie à un particulier. Le maçon avait commencé les travaux depuis quelques mois quand le préfet a fait arrêter ceux-ci et à écrit au maire Jean Caffort : « d'après les renseignements qui m'ont été fournis le dit presbytère m'a été présenté comme devant être entièrement insuffisant pour sa destination, que les pièces au rez de chaussée et à l'étage offrent des dimensions infiniment insuffisantes, qu'il n'y a pas de local pour recevoir une provision convenable de bois de chauffage ». Après réunions du conseil municipal et débat au sein de celui-ci, M. le maire a répondu à l'invitation du préfet et en concertation avec l'ingénieur rédacteur du dessin, il a été convenu que la modification à faire la plus convenable et la moins dispendieuse serait d'y pratiquer un grenier au deuxième étage. Coût de ces travaux 600 francs. M ; le préfet est disposé à venir en aide de la commune pour la somme de 600 francs (source : délibérations du CM)

Les travaux interrompu quelques mois ont ainsi repris, et aujourd’hui grâce à ce deuxième étage la municipalité a pu y aménager trois logements.

 

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Pour la location, s'adresser:

mairie de Rustiques: 04 68 78 63 84

 

 

 

Avis aux internautes

 

De nombreux internautes regrettent que ce blog ne soit plus administré. Afin de leur donner satisfaction, dorénavant quelques articles paraissant sur la web chroniques de Rustiques seront également sur ce blog. On pourra plus facilement les retrouver en cliquant dans les diverses catégories

Par contre suivez la web chroniques, car les articles, et les diaporamas sont en ligne le jour même (contre 3 jours sur le blog). Vous trouvez sur la web chroniques : l'agenda, les associations, l'état civil, sachez le etc... et les infos générales.

le lien de la web:    http://www.lindependant.fr/aude/rustiques/

Bonne lecture

08:05 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

17/04/2015

Jean-Claude Taqui nous a quittés

 

Bien que le sachant malade, le village ne s'attendait pas à sa disparition aussi brutale. Jean-Claude Taqui était un personnage incontournable de Rustiques où il habitait depuis 1981, date à laquelle il avait repris la propriété viticole de son épouse Monique.

décésAvec son épouse et ses deux fils Alain et Laurent, ils avaient développé leur propriété de Rustiques mais aussi deux autres propriétés héritées à Barbaira et à Roulens. Aidés d'une dizaine d'employés, ils ont fait fructifier un ensemble agricole comprenant une centaine d'hectares de vignes et autant de champs agricoles. Jean-Claude Taqui était toujours à la pointe du progrès et de la mécanisation, il avait acheté la première machine à vendanger de la région.

Personnage très jovial, chambreur avec les amis, ils auront avec Monique aidés leurs enfants jusqu'au bout. Avec l’aîné Alain, l’administratif, et Laurent plutôt l'homme de terrain, l'exploitation Taqui est aujourd'hui dans de bonnes mains.

On ne peut parler de jean-claude sans parler de sa première vie professionnelle. A la fin de ses études secondaires il a fait une formation de mécanicien diéséliste (3 ans chez Bosh en Allemagne et deux ans à Paris. Il dirigeait ensuite à Toulouse un grand garage de 80 employés et donnait régulièrement des cours au lycée Onde ainsi qu' à Saverdun, appréciant de faire partager ses connaissances.

En 1981 il a laissé ses lourdes responsabilités pour ce nouveau métier qui lui permettait de faire corps avec la nature qu'il aimait tant.

 

décés

 

Sa disparition va laisser un grand vide dans notre village, mais aussi parmi ses copains des villages voisins, ses amis chasseurs etc.

A Monique son épouse, à ses enfants Alain et Laurent et à leurs familles, parents et alliés, nous présentons nos très sincères condoléances.

 

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Halte-relais Alzheimer: déjà un an !

 

Ce mois-ci la Halte-Relais Alzheimer de Rustiques vient de souffler sa première bougie à la Maison du parc.

Au tout début, c'était une fois par mois que les bénévoles de l'association recevaient « le couple DSCN2488.JPGaidant-aidé », aujourd'hui, les familles sont accueillis trois jeudis après-midi par mois et au final, ce sont pratiquement 25 personnes qui se retrouvent pour une après-midi conviviale. Les aidants se regroupent et échangent avec les autres aidants tandis que pris en charge par les bénévoles, les aidés participent à des ateliers courts et variés.

Dès que les beaux jours seront là, c'est avec plaisir qu'ils se promèneront dans le parc et prendront ensuite place autour des tables sorties sur la terrasse.

France-Alzheimer Aude et sa responsable Jacqueline Bonnet se réjouissent d'une telle collaboration avec la municipalité de Rustiques, qu'ils citent souvent en exemple.

 

 

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